LA REVUE SPÉCIALISÉE CONSACRÉE AU NICKEL ET À SES APPLICATIONS
mars 2008
volume 23, numéro 2
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On réduit une telle érosion en utilisant des dalles de béton assemblées au moyen d’un treillis fait
d’acier inoxydable.
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Les rives du Mississippi sont protégées depuis la fin des années 1800, quoique l’utilisation
de dalles de béton remonte seulement à l’époque de la Première Guerre mondiale et celle de l’acier
inoxydable, au milieu des années 1970.
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À peu près toutes les rives concaves qui sont propices à l’érosion sont protégées, et ce, sur
toute l’étendue du fleuve. Chaque couverture de béton est inspectée régulièrement et réparée lorsqu’elle est
endommagée.
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Chaque dalle mesure 7,6 mètres (m) de longueur, 1,2 m de largeur et 80 millimètres (mm)
d’épaisseur et se compose de
16 blocs de béton.
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On assemble côte à côte trente-cinq de ces dalles pour former un ensemble de 43 m de largeur
et de 7,6 m de longueur, sur le pont incliné d’un chaland fluvial, positionné en parallèle avec la rive.
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Pour former les blocs, on coule le béton à travers une armature en treillis rectangulaire
faite de fil d’acier inoxydable S24100 (dont la teneur en nickel est de
2 %) d’environ 38 mm de diamètre.
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Les câbles sont enchâssés dans le béton, ne laissant paraître que des boucles sur les bords
des dalles.
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Des treillis d’acier inoxydable coulés dans le béton aident à contrôler l’érosion et favorisent la
navigation.
Par G. Crawford, Ph. D.
Revue Nickel, mars 2008 -- Le Mississippi inférieur serpente en méandres continus sur à
peu près 1 600 kilomètres, depuis son point de confluence avec la rivière Ohio jusqu’à la Nouvelle-Orléans
vers le sud, où il se déverse dans le golfe du Mexique.
Afin d’éviter les inondations le long du cours de ce fleuve, il faut contrôler l’érosion de ses rives
concaves. La Mississippi Valley Division du U.S. Army Corps of Engineers (USACE) gère à
cette fin un programme destiné à améliorer le lit du fleuve (Channel Improvement), dans le cadre
d’un projet fédéral intitulé Mississippi River and Tributaries Project.
Les travaux consistent à juxtaposer de grandes dalles de béton rectangulaires. Chaque dalle mesure 7,6
mètres (m) de longueur, 1,2 m de largeur et 80 millimètres (mm) d’épaisseur et se compose de 16 blocs de
béton. Pour former les blocs, on coule le béton à travers une armature en treillis rectangulaire faite de fil
d’acier inoxydable S24100 (dont la teneur en nickel est de 2 %) d’environ 38 mm de diamètre. On a choisi
l’acier S24100 pour sa robustesse et sa résistance à l’usure. Les câbles sont enchâssés dans le béton, ne
laissant paraître que des boucles sur les bords des dalles.
Pour fixer ensemble les dalles, on utilise des câbles de connexion en acier recouvert de cuivre, d’une
longueur de 300 mm environ; on les enroule autour des extrémités en boucles des câbles d’acier. De cette
façon, les blocs, dont chacun pèse à peu près 1,6 tonne, sont solidement rattachés les uns aux autres et
l’ensemble demeure articulé.
On assemble côte à côte trente-cinq de ces dalles pour former un ensemble de 43 m de largeur et de 7,6 m
de longueur, sur le pont incliné d’un chaland fluvial, positionné en parallèle avec la rive.
Des câbles de lancement en acier, dont le diamètre est d’environ
12 mm sont reliés entre chaque dalle pour contrôler à partir du chaland la mise à l’eau des assemblages sur
la rive et sous l’eau, à des profondeurs atteignant jusqu’à 30 m et peut-être davantage, selon le besoin.
À mesure que l’extrémité du premier assemblage de 7,6 m de longueur approche du pont de lancement, un
deuxième assemblage lui est rattaché bout à bout, avec l’aide d’un chaland de soutien placé à côté du
premier, pour former une longue plaque articulée ou « couverture » de béton. Le processus se poursuit jusqu’à
ce que la couverture de béton soit déposée à la profondeur voulue.
Comme la couverture de béton est articulée, elle peut épouser les irrégularités du lit naturel, tant
au-dessus qu’au dessous du niveau de l’eau. Chaque couverture de béton est maintenue en place par des bêches
d’ancrage enfoncées dans le lit du fleuve, près du niveau d’eau. Les illustrations démontrent comment
s’applique cette technique ingénieuse.
Les rives du Mississippi sont protégées depuis la fin des années 1800, quoique l’utilisation de dalles de
béton remonte seulement à l’époque de la Première Guerre mondiale et celle de l’acier inoxydable, au milieu
des années 1970. Actuellement, à peu près toutes les rives concaves qui sont propices à l’érosion sont
protégées, et ce, sur toute l’étendue du fleuve. Chaque couverture de béton est inspectée régulièrement et
réparée lorsqu’elle est endommagée.
« La technique perfectionnée que nous utilisons dans le Mississippi inférieur est éprouvée, rentable et
dans l’ensemble, c’est un excellent dispositif », affirme M. Steve Ellis, ingénieur civil et expert-conseil
auprès de USACE, en ce qui concerne le programme d’amélioration des rives.
Ce savoir-faire provient en grande partie du fait que l’on a recours à de l’acier inoxydable pour la
fabrication du treillis métallique qui retient les dalles de béton, le tout contribuant à réduire l’érosion
des rives.
M. G. Crawford, Ph. D. est expert-conseil auprès du Nickel Institute et est établi à Mississauga
(Ontario).
ILLUSTRATIONS : U.S. Corps of Engineers et istockphoto.com/Ian Hamilton
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