|
|
|

Le sculpteur Andrea Davanzati s’inspire du milieu marin pour réaliser des œuvres d’art en acier
inoxydable
Par Thom Loree
Revue Nickel, décembre 2007
-- L’étrange beauté des algues, des larves, des paramécies, des algues microscopiques et
d’autres habitants des profondeurs marines prennent de nouvelles formes chatoyantes dans les mains du
sculpteur et concepteur italien Andrea Forges Davanzati. Ces créatures d’abstraction prennent vie dans le
mouvement des arcs d’acier inoxydable aux lignes gracieuses.
M. Davanzati, âgé de 44 ans, habite et travaille à Milan (Italie), d’où il est natif, ainsi qu’à Cagliari,
un port important sur l’île de Sardaigne (Italie). Sa première exposition personnelle a eu lieu en 1991 à
Milan, où il a également enseigné le façonnage de l’acier et des métaux, de même que la conception de bijoux,
à la Nuova Accademia di Belle Arti.
Il s’inspire de la mer Tyrrhénienne, au large des côtes de la Sardaigne. Ses nouvelles idées naissent des
coquillages, des éponges et des algues, ainsi que de la multitude d’animaux et de plantes qui y vivent.
L’élément clé de la transformation de ces délicates formes de vie en œuvres d’art permanentes réside dans
l’acier inoxydable, plus particulièrement les aciers 1.4301 (S30400) et 1.4306 (S30403), dont la teneur en nickel est de 8 à 10,5 %.
« Je travaille l’acier inoxydable parce qu’il résiste aux conditions atmosphériques défavorables, telles
que la pluie, mais surtout pour sa façon de refléter la lumière, affirme le sculpteur. J’aime les nuances
subtiles et variées de ses reflets lorsqu’il est poli comme un miroir. Quand je crée des surfaces différentes
telles que mattes ou polies, la lumière est le principal élément que je considère; pour moi, ces effets sont
semblables à ceux que l’on crée au fusain sur papier. »
« Aussi, l’acier inoxydable est facile à découper et à former, explique M. Davanzati, et il se prête mieux
à l’usinage et au soudage que d’autres matériaux; tout cela témoigne de son intégrité structurale. »
« Lorsque je plie de l’acier inoxydable avec mes mains ou avec une machine, je peux conserver une courbe
progressive et régulière. L’acier inoxydable a quelque chose qui s’apparente aux lignes moléculaires toutes
orientées dans la même direction. » Il fait remarquer que ce n’est pas le cas avec le fer qui est dépourvu de
ce qu’il appelle « nervosa », c’est-à-dire une certaine qualité de tension interne sinueuse et
nerveuse. « C’est comme si l’acier inoxydable était toujours tendu. »
L’œuvre la plus célèbre et la plus spectaculaire de l’artiste, Paramecium, est en fait un mobile.
« Dans cette œuvre, comme dans toutes mes sculptures, j’essaie de créer un mouvement par le toucher. »
L’œuvre a remporté le premier prix lors d’un concours d’art qui avait eu lieu à Pavie, dans le nord de
l’Italie. Elle se compose de divers tubes d’acier en équilibre qui peuvent être assemblés selon différentes
dimensions.
Une autre œuvre suggérant un objet vivant est Rotiffero, que l’artiste décrit comme étant sa
première « forme en équilibre ». Elle se compose de deux anneaux et de trois segments rectilignes. Si l’on
tire doucement l’une des pièces, celle-ci se balance jusqu’à ce qu’elle ait trouvé son centre de gravité,
puis elle s’arrête.
Limulus (mot latin qui signifie « crabe des Moluques ») est tout aussi célèbre. La forme d’acier
inoxydable de 3 mètres (m) de longueur a été créée au moyen de soudage à l’arc avec fil électrode en
atmosphère inerte (MIG) et de soudage à l’électrode de tungstène (TIG).
Ciliati est le nom donné à diverses sculptures mobiles faites de tubes d’acier inoxydable doublés
de plomb. L’œuvre Ciliati représente une algue microscopique que l’on trouve dans l’eau salée.
M. Davanzati a également utilisé de l’acier inoxydable pour réaliser l’une de ses plus grandes pièces
d’architecture : la Sestante, qui mesure 5 m de hauteur. L’œuvre représente un sextant, un
instrument de navigation, et elle est exposée dans la ville de Cesano, près de Milan.
Le sculpteur a tissé des liens étroits avec l’association italienne d’exploitation de l’acier inoxydable
Centro Inox, également à Milan, qui lui offre des conseils d’ordre technique.
Il s’avère que Luciano Fassina, un expert-conseil auprès du Nickel Institute qui travaille pour
l’association Centro Inox, est l’un des nombreux admirateurs de M. Davanzati. « Je trouve tout à
fait remarquable son aptitude à explorer les formes organiques naturelles et à les transformer, déclare M.
Fassina. Bien entendu, à titre d’artiste contemporain, il doit également travailler avec les ressources de
son temps et l’acier inoxydable est clairement le matériau qui convient à ses interprétations artistiques,
tout en assurant la durabilité. »
M. Davanzati continue de transformer des structures abstraites éphémères en lignes pures, rehaussées par
le chatoiement de l’acier inoxydable.
Thom Loree est un rédacteur indépendant établi à Toronto.
ILLUSTRATIONS : Andrea Forges Davanzati
Visionner la vidéo :
Vidéo de Paramecium 7 MB
Quicktime
Vidéo de Paramecium 2.5 MB
Quicktime

Andrea Forges Davanzati
Cagliari, Italie
|
|