Épuration au port de Halifax
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La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications |
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HALIFAX (NOUVELLE-ÉCOSSE) est un important port de commerce à conteneurs et une base navale. |
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LA VILLE AVAIT ÉTÉ FONDÉE à titre d’avant-poste militaire en 1749. |
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| LE PORT s’ouvre largement sur l’Atlantique (en arrière-plan) et s’étend loin à l’intérieur des terres pour former un bassin protégé. |
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Le Halifax Harbour Solutions Project, un projet de |
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HALIFAX COMPTE UNE POPULATION d’environ 350 000 habitants. Cette agglomération déverse, chaque jour dans les flots qui mouillent le port, à peu près 200 millions de litres d’eaux usées brutes, à partir de 40 points de rejets. |
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D’ici 2010, trois stations d’épuration des eaux usées, faites presque entièrement d’acier
inoxydable, aideront à redonner à ce port naturel spectaculaire sa pureté d’antan
par Dean Jobb
Revue Nickel, décembre 2006 -- Il s’agit de l’un des ports naturels les plus vastes et les plus profonds au monde, et sa surface ne gèle pas. Le port de Halifax, situé sur la côte rocheuse est de la province de la Nouvelle-Écosse (Canada), s’ouvre largement sur l’océan Atlantique et s’étend loin à l’intérieur des terres pour former un bassin protégé, qui atteint 18 mètres (m) de profondeur à marée basse.
Les rassemblements de convois qui y avaient lieu pendant les deux dernières guerres mondiales, et qui avaient pour but le transport des hommes et du ravitaillement vers l’Europe, ont aujourd’hui fait place à d’immenses et nombreux navires porte-conteneurs et de croisière. Peu de temps après que la ville ait été fondée à titre d’avant-poste militaire en 1749, des officiers britanniques avaient qualifié le port de supérieur à tous ceux qu’ils avaient jamais vus, puisque ce dernier pouvait accueillir toute la marine royale de l’époque.
Malheureusement, le port a également servi à la décharge des égouts de la ville. La municipalité régionale de Halifax (Halifax Regional Municipality) compte maintenant une population d’environ 350 000 habitants. Cette agglomération déverse, chaque jour, dans les flots qui mouillent le port, à peu près 200 millions de litres (L) d’eaux usées brutes, à partir de 40 points de rejets.
Toutefois, les choses vont bientôt changer. Le Halifax Harbour Solutions Project, un projet de 333 millions de dollars, est destiné à améliorer radicalement la qualité de l’eau du port et par le fait même, de transformer une voie navigable boueuse et nauséabonde en lui rendant sa gloire de « joyau de la ville », comme la nomme le porte-parole du projet, M. James Campbell.
Au cœur du projet, se trouvent trois stations d’épuration des eaux usées que construit actuellement la société Degrémont Halifax, une division du géant et spécialiste mondial du traitement des eaux, Degrémont Suez, établi à Paris. L’acier inoxydable à teneur en nickel constitue le matériau de choix pour la fabrication d’un grand nombre de tuyaux, de pompes, de toiles métalliques, de convoyeurs et d’autres éléments des stations d’épuration qui sont en chantier.
Les composantes de métal doivent pouvoir résister chaque jour à des quantités massives d’eaux usées pouvant atteindre 650 000 mètres cubes (m3). Selon le directeur de projet de la société Degrémont, M. Philippe Cantareil, les eaux usées non traitées dégagent du sulfure d’hydrogène ainsi que d’autres gaz nocifs et très corrosifs. De plus, les stations doivent être capables de faire face à la vidange accidentelle ou illégale d’huile et de substances chimiques de source industrielle dans les réseaux d’égout.
M. Cantareil fait remarquer que dans de telles conditions, l’acier galvanisé ne tiendrait que quelques semaines. L’acier inoxydable, combiné à du béton pour la fabrication de cuves de rétention et à des plastiques dans le cas de certains tuyaux, est de loin préférable. C’est pratiquement toujours de l’acier inoxydable S30400 qui est utilisé dans ces stations, sauf pour ce qui est des dernières étapes du procédé de traitement, où il faut avoir recours à l’acier S31600 qui offre une résistance supérieure à la corrosion.
Les trois stations sont de dimensions variées. La plus vaste, située du côté du port où se trouve Halifax, peut traiter un débit d’eaux usées atteignant 4 m3 par seconde (m3/s). Elle sera alimentée par gravité, à 19 mètres (m) sous le niveau de la mer, au moyen d’un collecteur de béton de 3 m de diamètre. Une vanne murale faite d’acier inoxydable et mesurant 9 mètres carrés (m2), régularisera le débit selon les besoins. Une fois à l’intérieur de la station, les eaux usées passeront à travers une toile d’acier inoxydable de 25 millimètres (mm), qui permettra d’éliminer les débris solides tels que les bouteilles, de même que les fragments de pierre et de bois. Les débris seront ensuite ramenés vers la surface sur un rail d’acier inoxydable.
Les eaux usées pénètreront dans l’une des cinq pompes de
5,5 tonnes (t), qui les élèvera de 25 m par l’entremise de tuyaux d’acier inoxydable de 800 mm pour
les acheminer à la station. De là, elles traverseront une toile métallique de 10 mm, qui retiendra les
débris de petite taille, avant de passer dans un système d’aération forçant le dépôt des résidus granuleux.
Au cœur du procédé se trouvera le décanteur Densadeg de la société Degrémont, qui élimine rapidement les
particules en suspension au moyen de bacs de décantation qui sont de très petite taille par rapport aux bacs
traditionnels (ce qui est crucial dans le cas de la station de Halifax, puisqu’elle est située en plein
centre-ville). Sous l’effet des produits chimiques, les particules s’agglutinent et se déposent dans le fond
de deux bacs de béton de 11 m2 d’aire et de 10 m de profondeur, à partir desquels elles
peuvent être évacuées. Les racleurs, qui tournent dans les boues formées de matières solides à mesure que
celles-ci se déposent, sont faits d’acier inoxydable S31600. Les eaux seront transportées aux différents
stades du traitement dans des tuyaux d’acier inoxydable « de tous les diamètres imaginables »,
ajoute M. Campbell, dont les plus petits seront de 25 mm de diamètre.
Les stations de Halifax procureront ce que l’on connaît comme étant un traitement complémentaire au traitement primaire. Une fois que les matières solides en suspension auront été réduites à une concentration acceptable de 40 parties par million, les eaux seront soumises à une série de rayons ultraviolets qui tuent les coliformes fécaux avant d’être évacuées dans le port. Les millions de bactéries que l’on dénombre actuellement seront réduites à moins de 5 000 par 100 millilitres (ml). Les débris piégés dans les toiles métalliques seront transportés par camions à un lieu d’enfouissement, alors que les boues seront traitées à l’extérieur des stations aux fins de fabrication d’engrais riche en azote. Avant d’être relâché dans l’atmosphère, même l’air qui circule à l’intérieur des stations fera l’objet d’un traitement au moyen de systèmes comportant chacun des épurateurs-laveurs et un réseau de gaines d’acier inoxydable capables de traiter un débit d’air de 90 000 m3 par heure (m3/h).
La société Degrémont construit les stations d’épuration en partenariat avec Dexter Construction Company Ltd., la plus importante société contractante en ingénierie civile de la région du Canada atlantique. Le contrat de 112 millions de dollars, visant l’installation de 20 000 m de nouveaux tuyaux d’égout destinés à alimenter les stations, a également été confié à la société Dexter.
On ouvrira la station de Halifax au printemps 2007, celle de Dartmouth, située de l’autre côté du port, en août de la même année et la petite usine de Herring Cove, construite près de l’entrée du port, au milieu de 2008. L’action de la marée assurera une amélioration radicale et presque immédiate de la qualité de l’eau du port.
« Le port peut fort bien se nettoyer tout seul », affirme M. Tony Blouin, Ph.D., Manager of Environmental Policy, Environmental Management Services, Halifax Regional Municipality (directeur, politiques environnementales, Services de gestion de l’environnement, municipalité régionale de Halifax). « L’eau du port se renouvelle d’elle-même assez souvent. Une fois qu’on arrêtera d’y déverser des eaux usées, il suffira littéralement de quelques jours ou de quelques semaines pour que le port se dépollue. » L’eau du port deviendra claire et les odeurs ainsi que les débris disparaîtront; la plupart des rives seront assez salubres pour accueillir des baigneurs et éventuellement, on pourra même y ramasser des coquillages.
« Le nettoyage rendra sa fierté à une ville qui a subi les conséquences de la vidange des eaux usées dans son port », déclare M. Campbell. Il ajoute que le nombre de personnes résidant près du rivage a augmenté au cours des dernières années, alors que de nouveaux développements ont commencé à occuper des terrains vacants où l’on construit des trottoirs de bois et des immeubles en copropriété donnant sur la mer, et que des entrepôts abandonnés sont transformés en musées et en terminaux portuaires destinés à accueillir des navires de croisière.
Dean Jobb est un collaborateur indépendant établi à Halifax, Nouvelle-Écosse.
ILLUSTRATIONS : Nickel Institute
Degrémont 183, avenue du 18 juin 1940 92508 Rueil-Malmaison Cedex France Téléphone : 33 1 46 25 60 00 Télécopieur : 33 1 46 25 67 94 Adresse électronique : dgt.wen.master@degremont.com Site Web : www.degremont.com
Dexter Construction Company Ltd. The Municipal Group of Companies Box 48100 Bedford (Nouvelle-Écosse, Canada) B4A 3Z2 Téléphone : 902-835-3381 Télécopieur : 902-835-7300 Site Web : www.dexter.ca Halifax Harbour Solutions Project Halifax Regional Municipality Box 1749 Halifax (Nouvelle-Écosse, Canada) B3J 3A5 Téléphone : 902-490-4604 Adresse électronique : campej@halifax.ca Site Web : www.halifax.ca/harboursol/ |







