Innovation dans le domaine pharmaceutique
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La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications décembre 2006 |
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| TARYL ETHER BASED BIARYL COUPLING |
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ARYL HALIDE |
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| ARYL NITRILE |
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Un procédé qui utilise un catalyseur à base de nickel peu coûteux pourrait être une percée
décisive pour la mise au point de médicaments à prix réduit
par Dean Jobb
Revue Nickel, décembre 2006 -- Le chimiste Joe Miller faisait une expérience avec un catalyseur à base de nickel, dans le but de trouver des moyens de créer des liaisons moléculaires améliorées, lorsqu’une réaction a donné naissance à un éventail surprenant de nouveaux produits.
« C’est arrivé par hasard », déclare-t-il, se rappelant 1998 lorsqu’il a découvert un nouveau moyen de créer des liaisons entre molécules de carbone. « Comme personne n’avait jamais entendu parler d’une chose pareille, nous avons mené plusieurs autres expériences pour nous assurer que nous ne faisions pas fausse route. Mais le résultat est bien réel et le catalyseur de nickel constitue la clé absolue de la plus grande partie de ce procédé chimique. »
Il s’agit d’une découverte marquante puisqu’elle permet de tester et de fabriquer de nouveaux médicaments avec plus de facilité et moyennant des coûts réduits.
M. Miller est aujourd’hui vice-président, Chimie, à la société PharmaCore Inc. (Caroline du Nord, États-Unis), société spécialisée en recherche et développement qui a acquis les droits et fait breveter le nouveau procédé. Le brevet n° 7 105 467, émis par le United States Patent Office (USPO) au milieu de septembre 2006, protège un procédé qui utilise un catalyseur à base de nickel – soit du chlorure de nickel (NiCl2), soit du pentane-2,4-dione de nickel [Ni(acac)2] – pour créer des composés qui constituent les éléments de base de produits pharmaceutiques.
L’invention, l’une des quelque douze découvertes attribuables à M. Miller, représente une amélioration considérable par rapport au procédé Suzuki, la méthode traditionnelle utilisée pour produire des composés de type biaryl, qui servent à la fabrication de médicaments et de dispositifs d’affichage à cristaux liquides pour les appareils électroniques.
« Au moins cinq pour cent de tous les médicaments connus reposent sur la structure de type biaryl, affirme M. Miller. C’est l’élément de base de tous les médicaments antihypertenseurs de la famille sartan qui sont sur le marché de nos jours. Sa synthèse est très importante. »
Il ajoute que même si une réaction selon le procédé Suzuki se passe bien en laboratoire, le procédé de la société PharmaCore est beaucoup plus facile à mettre à l’échelle appropriée aux niveaux de production nécessaires à la fabrication de composés au kilogramme ou à la tonne.
Le prix constitue également un avantage clé. On peut obtenir des réactions semblables en utilisant du palladium en guise de catalyseur, mais le nickel est beaucoup moins coûteux. De plus, les ligands de phosphine, les substances chimiques utilisées pour rendre les composés de nickel solubles et pour déclencher la réaction voulue, sont moins onéreux que les produits chimiques équivalents auxquels il faut avoir recours lorsque le palladium sert de catalyseur.
Par ailleurs, étant donné qu’il est plus facile d’éliminer le nickel que le palladium à la fin du procédé de fabrication, il devient donc moins coûteux de purifier le produit fini.
M. Miller a découvert deux procédés de création de liant carbone, en utilisant un catalyseur à base de nickel, qui pourraient être appliqués à l’industrie pharmaceutique. « La réactivité spéciale du nickel nous a permis d’employer des substrats non traditionnels pour le couplage croisé », notamment des nitriles d’aryle et des éthers d’aryle, qui présentent également un avantage sur le plan du coût, en comparaison avec les halogénures d’aryle communément utilisés.
« Nous pouvons maintenant employer différentes substances de départ pour obtenir le même produit, explique M. Miller. Nous pouvons fabriquer des médicaments et des candidats-médicaments de façon beaucoup plus économique ou à partir de différentes substances, ce qui permet d’obtenir une synthèse considérablement plus efficace qu’auparavant. »
On applique déjà le procédé de la société PharmaCore à la conception de nouveaux médicaments, même si, compte tenu du long processus de mise à l’essai et d’approbation, il faudra des années avant que les médicaments fabriqués au moyen d’un tel procédé soient enfin offerts sur le marché.
Dean Jobb est un collaborateur indépendant établi à Halifax, Nouvelle-Écosse.
ILLUSTRATIONS : Pharmacore Inc.
PharmaCore Inc. Suite 160 Adresse électronique : info@pharmacore.com Site Web : www.pharmacore.com |





