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Bâtir pour l’avenir

La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications


décembre 2006
volume 22, numéro 1


SÉCURITAIRES ET FIABLES, les réacteurs de fission nucléaire dépendent d’aciers inoxydables et d’alliages à teneur en nickel.




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Nous vivons dans un monde qui est à la fois assoiffé d’énergie et de plus en plus conscient des risques d’un changement climatique. Bon nombre de pays sont aux prises avec une demande qui dépasse largement leur capacité de production. Néanmoins, les consommateurs s’attendent à ce que l’on réponde à leurs besoins tout en réduisant les gaz à effet de serre.

Dans le présent numéro, trois articles exposent comment les matériaux à teneur en nickel pourraient faire partie d’une solution durable.

Deux des articles concernent des ingénieurs qui utilisent des matériaux à teneur en nickel pour améliorer l’efficacité et la longévité des centrales qui produisent actuellement de l’électricité. Le troisième explique comment de tels matériaux permettent à des pays comme le Canada et les États-Unis de construire des installations destinées à l’entreposage du gaz naturel liquéfié.

L’idée d’une augmentation de la puissance de sortie de centrales hydroélectriques ne nécessitant pas que l’on relève des barrages ou que l’on inonde de nouvelles terres semble idéaliste et difficile à croire. Pourtant, c’est précisément ce que des ingénieurs de la Ontario Power Generation, l’une des sociétés de service d’électricité en Amérique du Nord, s’affairent à réaliser. La nouvelle conception d’aubes mobiles, une composante clé dans la transformation de l’énergie hydraulique potentielle en énergie électrique, a permis d’accroître considérablement la puissance des centrales ainsi modernisées. (Voir « 
Des aubes améliorées pour une puissance accrue »). Le simple fait d’ajouter du nickel à l’alliage employé pour la fabrication des nouvelles aubes a pour effet d’accroître la résistance de celles-ci tout en réduisant leur poids. Ces améliorations, combinées avec le nouveau profil géométrique, ont permis d’obtenir une meilleure efficacité.

De la même façon, il semble qu’il soit sensé d’augmenter la durée de vie utile de centrales nucléaires construites dans les années 1970 et 1980. Du moins, de telles mesures retardent la construction de toutes nouvelles centrales requérant considérablement plus de ressources. Notre article intitulé « Les microbes s’attaquent aux conduites d’eau » explique comment les sociétés de services publics commencent à remplacer les conduites d’approvisionnement en eau faites d’acier au carbone, qui est propice à la corrosion influencée par les micro-organismes, par des conduites en acier inoxydable à teneur en nickel. L’acier inoxydable améliore la résistance à la corrosion et aide ainsi à accroître la longévité des conduites d’approvisionnement en eau, ce qui contribue à la rentabilisation d’une centrale vieillissante. 

Notre troisième article concernant l’énergie s’intitule « Stockage sécuritaire à moins 162°C » et porte sur l’élaboration d’un réseau de distribution d’énergie entièrement nouveau permettant de réduire l’émission des gaz à effet de serre. La conception d’un réseau de distribution sécuritaire est souvent basée sur les leçons apprises des erreurs passées. Cette réalité s’applique également dans le cas du gaz naturel liquéfié (GNL). Une enquête menée sur l’explosion accidentelle d’une installation de stockage de GNL, survenue à Cleveland (Ohio, États-Unis) en 1944, a déterminé que c’était la faible teneur en nickel de l’acier utilisé pour la fabrication des réservoirs qui avait causé la fragilisation et la défaillance catastrophique de ces derniers. La solution consistait à spécifier l’utilisation d’un alliage dont la teneur en nickel est suffisante (dans ce cas de 9 %) pour prévenir la fragilisation du métal à des températures aussi basses. Par conséquent, les matériaux à teneur en nickel permettent aujourd’hui aux sociétés de services publics de transporter, de transformer et d’entreposer un carburant qui émet moins de gaz à effet de serre lors de sa combustion.

Tous ces articles aident à illustrer pourquoi des ingénieurs ont besoin de tirer certaines leçons d’expériences antérieures, lorsqu’ils conçoivent des façons de distribuer l’énergie que la société exige pour l’avenir.


Rédacteur en chef

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