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Directives en matière d’eau potable

La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications

mars 2006
volume 21, numéro

DANS DES USINES DE TRAITEMENT D’EAU comme celle-ci à Singapour, on utilise une tuyauterie et des équipements d’acier inoxydable en raison de la résistance à la corrosion, de la durabilité et de la recyclabilité de ce matériau.
 

DANS CETTE USINE à Singapour, on a recours à l’osmose inverse pour créer 110 000 mètres cubes d’eau potable par jour, à partir d’eau de mer.
 

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L’Organisation mondiale de la Santé augmente la concentration de nickel permise dans l’eau potable
Par Virginia Heffernan

Revue Nickel, mars 2006 -- En augmentant la limite recommandée de 20 à 70 microgrammes par litre (μg/l), l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) vient de mettre un frein à la tendance selon laquelle des concentrations toujours moindres de nickel sont permises dans l’eau potable.

La décision de l’OMS est fondée sur deux études qui ont été réalisées depuis la dernière mise à jour des directives en 1998. La première, effectuée en 2000, examine la consommation d’eau potable contenant du nickel par des rates gestantes; la seconde, effectuée en 1999, porte sur des humains souffrant de dermatite déjà attribuée à un contact avec le nickel.

L’étude portant sur les rates a permis de déterminer qu’un niveau de 130 μg/l, au-delà du maximum recommandé dans les directives concernant le nickel, est sans danger pour les humains. Le niveau de confiance accru à l’égard de la nouvelle étude, par rapport aux études de reproduction précédentes qui avaient servi à calculer les limites de concentration spécifiées, a motivé la décision de changement.

Toutefois, l’OMS a convenu que même si une concentration de 130 μg/l est sans danger sur le plan de la reproduction, ce seuil ne constitue peut-être pas une protection suffisante pour les personnes qui sont hypersensibles au nickel. Par conséquent, l’organisation tient également compte de l’étude de 1999.

Dans cette étude, on avait donné du nickel à des patients allergiques, en créant le pire des scénarios : consommation à jeun ou de doses dépassant largement les quantités de moins de 20 μg/l qui seraient normalement consommées dans l’eau potable, ou une combinaison de ces deux conditions. Selon
les résultats, l’OMS a déterminé qu’un adulte pesant 60 kilogrammes (kg) et buvant deux litres d’eau par jour
peut consommer 70 µg de nickel par litre, ce qui demeure un taux considéré sécuritaire pour le principal groupe à risque, c’est-à-dire les personnes qui sont allergiques au nickel.

« Dans l’immédiat, la révision de l’OMS aura peu d’impact sur l’utilisation de l’acier inoxydable dans les réseaux d’alimentation en eau, qui sont par ailleurs déjà conformes aux exigences actuelles concernant l’eau potable. Mais les nouvelles directives soulagent grandement les utilisateurs d’acier inoxydable », déclare M. Peter Cutler, Ph.D., directeur européen du groupe Nickel Use Support pour le Nickel Institute.

Bruce McKean, directeur, Sustainable Development and Stewardship (développement durable et intendance) pour le Nickel Institute, confirme en disant : « Au cours de la dernière décennie, la tendance en matière de réglementation a été de baisser, toujours baisser, au point où nous avons commencé à nous inquiéter du fait que même l’acier inoxydable puisse ne pas être acceptable pour la distribution d’eau. Les nuages que les utilisateurs ont vu se pointer à l’horizon se sont maintenant dissipés. »

M. Cutler affirme qu’il faudra peut-être un certain nombre d’années avant qu’une mise à jour quelconque des directives de l’Union européenne (UE) en matière d’eau potable influence les exigences nationales au sein des états membres de l’UE. 

Virginia Heffernan est une collaboratrice indépendante établie à Toronto.

ILLUSTRATIONS : Tim Pelling pour le Nickel Institute

 

 


Dr. Hudson Bates
Director
Nickel Producers Environmental Research Association
(NiPERA), une division du Nickel Institute
2605 Meridian Parkway, Suite 200
Durham, North Carolina
États-Unis
27713
Téléphone : 1 (919) 544-7722
Télécopieur : 1 (919) 544-7724
Adresse électronique : hbates@nipera.org
Site Web : www.nipera.org


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