Les « règles de l’art »
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La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications
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LES INSTALLATEURS DE MATÉRIEL en acier inoxydable austénitique peuvent bénéficier des « règles de
l’art » établies au cours des années. |
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DES ÉTINCELLES PROVENANT DU MEULAGE d’acier au carbone effectué à proximité peuvent laisser des
traces incrustées dans la surface de l’acier inoxydable, causant une corrosion indésirable. |
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Un nouveau module de formation en ligne résume comment on devrait transporter, entreposer, couper, former, souder et nettoyer les aciers inoxydables austénitiques. Par Patrick Whiteway
Revue Nickel, Novembre 2004 -- Les exploitants d’une station d’épuration des eaux usées située aux États-Unis, qui avaient récemment installé du matériel et des tuyaux d’acier inoxydable ont constaté, après seulement six mois d’exploitation, que le pourtour de certains joints de tuyaux portaient des signes de corrosion par piqûres. Une inspection effectuée par un ingénieur compétent, spécialisé en matière de corrosion, a révélé que la corrosion s’était produite parce qu’au moment de la fabrication, on avait négligé d’enlever les traces d’oxydation par chauffage formées autour des assemblages soudés internes. Par conséquent, la durée de vie utile du système allait s’en trouver considérablement réduite, à moins que ne soit lancée une vaste opération de nettoyage, dans le but de réduire les fuites et d’accroître la durabilité du matériel touché.
Ce problème aurait pu être évité si le fabricant et l’installateur avaient été familiers avec les « règles de l’art » qui régissent le travail de l’acier inoxydable. Bien qu’il ne s’agisse ici que d’une anecdote hypothétique, en réalité, ce genre d’incident se produit régulièrement, et ce, dans toutes les régions du globe.
« Lorsqu’on fabrique de l’acier inoxydable austénitique, il faut observer certaines règles afin de conserver la résistance à la corrosion qui est inhérente au matériau, déclare M. David Jenkinson, D. Ph., directeur, Australasie, pour le Nickel Institute. Si l’on néglige cet aspect, on risque de voir apparaître une corrosion indésirable sur des composantes d’ingénierie essentielles. »
Afin d’aider les rédacteurs de devis, les fabricants et les utilisateurs d’acier inoxydable à prévenir un tel problème, le Nickel Institute a créé un module de formation en ligne qui énonce les « règles de l’art » à suivre de façon à obtenir la longue durée de vie utile, le faible taux de maintenance et l’attrait esthétique qui caractérisent l’acier inoxydable.
Faisant fond sur la réussite des ateliers en face à face et des publications (séries NiDI no 11007) du Nickel Development Institute, le module en ligne utilise des techniques interactives pour expliquer comment transporter, entreposer, couper, former, souder et nettoyer les aciers inoxydables austénitiques.
Comme il arrive souvent que des utilisateurs du site Web du Nickel Institute demandent des renseignements sur le soudage et la fabrication des aciers inoxydables, le module en ligne comblera une lacune importante.
Le module fournira des conseils pratiques, par exemple sur la façon d’éviter la contamination de l’acier inoxydable pendant le transport et dans le contexte de l’entreposage; comment le cerclage d’acier au carbone peut contaminer la surface de l’acier inoxydable lors du transport (et comment ce genre de problème peut être évité); comment l’entreposage à l’intérieur ou sur un site abrité des intempéries peut contribuer à maintenir le bon état de l’acier inoxydable; et comment des étincelles provenant du meulage d’acier au carbone effectué à proximité peuvent laisser des traces incrustées dans la surface de l’acier inoxydable.
Le module contient une liste des procédés de coupage thermique et mécanique de l’acier inoxydable et certains conseils pratiques sur le « retour élastique », avec une insistance sur les différences entre l’acier inoxydable et l’acier au carbone.
La partie la plus exhaustive du module traite de soudage. On y parle de tous les types de soudage, y compris le soudage à l’arc avec électrode enrobée, le soudage à l’électrode de tungstène et le soudage à l’arc sous gaz avec fil plein, en plus d’énoncer les avantages dans chaque cas.
Les méthodes indiquées pour effectuer un nettoyage efficace avant le soudage font l’objet d’une description détaillée.
Le module traite aussi des caractéristiques distinctes des aciers inoxydables austénitiques et des aciers au carbone, du point de vue du soudage, telles que l’effet d’un coefficient supérieur de dilatation thermique, la forme des joints soudés, le choix de métaux d’apport adéquats et le soudage de métaux de nature différente.
On accorde une grande importance au nettoyage après soudage, plus particulièrement à l’enlèvement des traces de coups d’arc, des traces d’oxydation par chauffage et des contaminants de surface, qui ne constituent pas nécessairement une source de problème dans le cas de l’acier au carbone. On donne des détails sur la façon appropriée de réaliser le décapage et le polissage électrolytique des aciers inoxydables et on illustre les conséquences d’un manque à cet égard. Les traces d’oxydation par chauffage sur les surfaces internes de tuyaux font par ailleurs l’objet d’énoncés spécifiques.
On recommande le module à tous les fabricants et utilisateurs d’aciers inoxydables, ainsi qu’aux rédacteurs de devis pertinents.
Patrick Whiteway est le rédacteur en chef de la revue Nickel.
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