Débarrasser le plastique de son revêtement de nickel
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La revue spécialisée consacrée au nickel et à ses applications |
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DES PRODUITS DE CONSOMMATION tels que ce téléviseur contiennent des composantes de plastique recouvertes
de nickel. Le recyclage de ce métal est techniquement faisable et il pourrait un jour être possible de
récupérer le nickel de façon économique. |
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Une nouvelle technique au plasma, mise au point au Japon, permet de recycler le plastique métallisé.
Par Virginia Heffernan
Revue Nickel, Juillet 2004 -- Le revêtement métallique devient un problème quand l’objet de plastique métallisé cesse d’être utile. Le métal se perd lorsque celui-ci est incinéré, recyclé ou enfoui. Une nouvelle technique de décapage, permettant d’enlever le métal qui recouvre le plastique, pourrait favoriser la récupération des appareils électroménagers et des pièces d’automobiles qui se retrouvent actuellement au dépotoir.
Matsushita Electric Industrial, le plus grand fabricant d’appareils électroniques au Japon, surtout reconnu pour sa marque Panasonic, a récemment mis au point une technique permettant de séparer la pellicule métallique du plastique qu’elle recouvre, et ce, sans l’aide de produits chimiques. Le procédé, qui préserve à la fois le métal et le plastique, de façon que l’on puisse s’en servir pour remanufacturer de nouvelles pièces, a été mis au point en collaboration avec des chercheurs de l’université Kumamoto, au Japon.
Le nickel est l’un des métaux les plus couramment utilisés pour recouvrir des plastiques parce qu’il adhère bien, qu’il est facile à nettoyer et qu’il possède une résistance adéquate à la corrosion et à l’abrasion. On retrouve les plastiques recouverts de nickel-chrome dans plusieurs produits, depuis les bordures décoratives sur les véhicules utilitaires sport et les camions de taille réduite, jusqu’aux accessoires de tuyauterie dans les douches.
Au moyen d’une décharge électrique instantanée, la technique Matsushita permet de séparer physiquement le métal du plastique de composantes métallisées, y compris celles qui sont recouvertes de nickel. Un porte-parole de la compagnie a indiqué que la technique est économique et inoffensive pour l’environnement, parce qu’elle requiert l’utilisation de dispositifs simples et peu coûteux, en plus d’être éconergétique et de ne faire appel à aucun produit chimique.
Actuellement, presque tous les plastiques métallisés sont jetés dans les dépotoirs plutôt que recyclés. Même s’il existe plusieurs méthodes pour séparer les deux substances, y compris un précédé de dissolution du revêtement métallique au moyen d’acide, aucune n’a retenu l’attention des fabricants à la recherche de solutions de recyclage, pour leurs produits en fin de vie.
Toutefois au Japon, une nouvelle loi, instaurée en avril 2001, stipule que les appareils électroménagers, y compris les téléviseurs, les climatiseurs, les machines à laver, les réfrigérateurs et, plus récemment, les ordinateurs doivent être recyclables dans une proportion allant de 50 à 60 %. Le nouveau procédé mis au point par Matsushita aidera les compagnies japonaises à se conformer à la loi, puisqu’il permet de recycler 99 % du métal et du plastique récupérés.
La technique a été élaborée par Matsushita, dans le but de recycler les meubles pour téléviseurs, mais elle peut également servir dans le cas des boîtiers d’ordinateurs, de projecteurs, de consoles de jeux, de machines à sous et pour des pièces d’automobiles. La compagnie estime qu’elle appliquera la technique sur environ 200 tonnes de pièces d’automobiles en 2006, année au cours de laquelle elle prévoit commencer à fabriquer de l’équipement servant à retirer le revêtement métallique, et 750 tonnes de téléviseurs d’ici 2010.
Toutefois, selon Matsushita, il reste quelques problèmes à régler, notamment une faible capacité de séparation. Le dispositif ne peut actuellement traiter qu’environ 15 kilogrammes de matériau à l’heure. Si l’on parvient à améliorer ce taux, on disposera d’un marché potentiel énorme, qui existe à l’intérieur comme à l’extérieur du Japon.
À son centre d’écotechnologie, le Matsushita Eco Technology Center (MITEC), Matsushita recycle jusqu’à un million d’appareils électroménagers chaque année. Ces derniers sont déposés, par les détaillants, à des centres d’échange désignés, puis ils sont expédiés au MITEC, où on les sépare en quatre lignes de recyclage, selon le type d’appareils. Au centre, on travaille constamment au développement de nouvelles techniques de recyclage dans chaque ligne d’application, de façon à minimiser les déchets et à maximiser la production de produits recyclables.
La mise au point de la technique de délaminage a débuté en novembre 2002, lorsque la compagnie a lancé le concept de décharge de plasma, pour séparer une pellicule de métal d’un plastique. La compagnie a abordé le professeur Akiyama, expert en matière de décharge de plasma, à l’université de Kumamoto, afin de lui proposer de travailler en collaboration, ce qui a permis au concept de passer au stade d’application.
Virginia Heffernan est une collaboratrice indépendante établie à Toronto.
ILLUSTRATION : Panasonic
Kalia Farrell |



