Atténuer le changement climatique
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Il semble que tout à coup, la réduction des émissions de dioxyde de carbone soit le sujet à l’ordre du jour de chacun des gouvernements du G12. On établit des échéances, on examine les jalons à atteindre et on élabore les programmes d’avancement. Plus tôt cette année, une initiative plurinationale connue sous le nom de Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), lancée sous l’égide des Nations Unies, a produit trois rapports d’évaluation. Les deux premiers rapports exposaient l’étendue du problème et des effets qu’aura le changement climatique sur la subsistance des populations du monde. Le troisième rapport présentait une liste de technologies qu’il faut développer pour atténuer les effets des changements climatiques. En tête de la liste des « points d’importance » figure la façon dont la société produit et utilise l’énergie, suivie des améliorations à apporter à toutes les formes de transport. Comme le savent très bien nos lecteurs, le nickel et les matériaux à teneur en nickel jouent un rôle essentiel dans la réduction des émissions de dioxyde de carbone et autres émissions de gaz à effet de serre, pour l’ensemble de la planète. Dans la présente publication, deux articles font la lumière sur les propriétés avantageuses du nickel à cet égard. Notre article-couverture, qu’on peut lire à partir de la page 6, explique comment l’ajout d’une petite quantité de nickel à un alliage d’acier améliore les caractéristiques de résistance de pièces moulées soumises à de basses températures. Il est essentiel que les alliages d’acier à teneur en nickel possèdent de telles qualités pour que l’on puisse continuer à perfectionner la production d’éoliennes rentables qui génèrent une proportion croissante de l’électricité un peu partout dans le monde. En 2004, selon la International Energy Association, les sources d’énergie renouvelable ne répondaient qu’à 13 % des besoins en électricité à l’échelle mondiale. Sur le plan mondial, l’énergie éolienne ne représentait que 0,064 % du total de la production, mais cette contribution s’accroît aujourd’hui d’environ 18 % par année. De plus, ces pourcentages sont souvent plus élevés à l’échelle locale : au Danemark, par exemple, l’énergie éolienne représentait environ 20 % de la production d’énergie, pour l’année observée. Dans son rapport d’évaluation, le GIEC réclame également des véhicules de transport à moteur diesel qui soient plus efficaces et moins polluants. Dans ce numéro, nous présentons par ailleurs une nouveauté qui pourrait améliorer un peu partout l’efficacité des véhicules à moteur diesel. Il y est question d’une mousse d’alliage de nickel utilisée pour fabriquer des catalyseurs de moteurs diesel. Le recours à une telle mousse se traduit par une diminution de la masse thermique et donne la possibilité d’adapter le produit à des formes diverses, ce qui pourrait entraîner une réduction de la consommation de carburant. Ce ne sont là que deux des nombreuses innovations concernant des matériaux à teneur en nickel qui permettent de limiter les émissions des gaz à effet de serre. Des renseignements sur d’autres initiatives du genre se trouvent dans nos archives en ligne. En se tournant vers l’avenir, nous pouvons prévoir que les matériaux à teneur en nickel continueront de contribuer à atténuer les changements climatiques.
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